Les fondements

Plus complémentaire que jamais au Yoga, le Pilates (anciennement appelé Contrology) a été pour moi un espace entièrement dédié au corps.

Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, mais parfois, lorsque l’on s’engage dans une pratique profonde — comme le Yoga — certaines ombres ou blessures peuvent remonter de l’inconscient vers le conscient. Dans ces moments-là, j’avais besoin de laisser de côté mon “Yogi”, pour simplement m’épanouir dans une activité physique harmonieuse avec de la stabilité.

Le Pilates m’a offert cet espace :

  • Où je pouvais me concentrer directement sur mon corps, sur la précision du mouvement, sur chaque détail du ressenti. 

  • Un espace qui donnait un peu de répit à mon esprit, tout en restant dans une pratique consciente — l’un des fondements du Pilates.

En résumé, le Yoga m’a permis d’éveiller et de rendre conscientes certaines parts de moi.
Le Pilates, lui, m’a appris à habiter pleinement cette conscience, en revenant au corps et au moment présent.

Parfois, il existe une confusion entre Yoga et Pilates — et elle est tout à fait compréhensible.
Joseph Pilates s’est en effet inspiré du Yoga, mais aussi de la gymnastique, de la boxe et de différents arts martiaux.

Ces deux disciplines, aujourd’hui largement reconnues, partagent certaines postures et des principes communs.
Elles sont à la fois différentes, transversales… et profondément complémentaires.

Le Pilates nous invite à aller de l’avant.

Il améliore la posture, affine la respiration, et permet de prévenir — voire de rééquilibrer — certains désalignements du corps.
Peu à peu, le corps devient plus fonctionnel, plus stable, mais aussi plus léger.

C’est une discipline riche et évolutive, qui propose de nombreux outils au-delà du travail au sol : Reformer, Cadillac, Wunda Chair, Barrel, Spine Corrector…

On me demande parfois : pourquoi autant d’appareils ?

Une réponse simple serait la suivante :

  • un même exercice — comme le pelvic curl — réalisé sur différents supports, va solliciter le corps de manière variée, en activant les muscles différemment.

Cela permet surtout une chose essentielle :

  • s’adapter à chaque corps, à chaque histoire, sans standard ni contrainte.